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Visiter Philadelphie : là où l’histoire des États-Unis rencontre une scène culturelle bouillonnante

Quand on pense à un voyage aux États-Unis, ce sont souvent New York, Los Angeles ou Miami qui viennent à l’esprit. Pourtant, entre Washington et New York, une ville mérite largement sa place dans un itinéraire sur la côte Est : Philadelphie.

Berceau de l’indépendance américaine, ancienne capitale du pays et ville rendue célèbre par Rocky Balboa, Philadelphie offre bien plus que quelques monuments. On y trouve une destination où les bâtiments coloniaux côtoient les gratte-ciel, où les marchés centenaires voisinent avec une gastronomie inventive, et où chaque quartier possède sa propre identité.


Pourquoi visiter Philadelphie ?

Fondée en 1682 par William Penn, Philadelphie est considérée comme le lieu de naissance des États-Unis : c’est ici que furent signées la Déclaration d’Indépendance en 1776, puis la Constitution américaine onze ans plus tard. Cette histoire reste omniprésente, sans jamais empêcher la ville d’être dynamique et résolument moderne.

L’Independance Hall, un lieu d’une importance absolue dans l’histoire américaine où fut signée la Déclaration d’indépendance.

Autre bonne nouvelle, et non des moindres face à New York : Philadelphie se découvre très bien à pied. Le centre est compact, les transports efficaces, et deux à trois jours suffisent à voir l’essentiel.


Old City, le berceau des États-Unis

C’est dans ce cœur historique, aux rues pavées bordées de bâtiments du XVIIIᵉ siècle, que tout a commencé. On y visite d’abord Independence Hall, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, la salle de brique rouge où furent débattus et signés les deux textes fondateurs du pays, et où George Washington fut nommé chef de l’armée continentale.

Personne ne sait avec certitude quand ni pourquoi la Liberty Bell s’est fêlée. C’est pourtant cette fissure qui en a fait un symbole universel de liberté.

Juste à côté, la Liberty Bell se visite gratuitement. Prévoyez d’enchaîner les deux dans la même matinée, ils sont à quelques pas l’un de l’autre, au cœur d’Old City.


Du musée d’art à la prison d’Al Capone

En remontant le Benjamin Franklin Parkway, on atteint le Philadelphia Museum of Art, dont les marches sont plus célèbres que les collections. C’est ici que Sylvester Stallone grimpe l’escalier avant de lever les bras dans Rocky, et refaire cette montée est devenu un petit rite de passage.

La statue de Rocky, au pied des marches, n’est pas un hommage tardif : elle a été sculptée comme simple accessoire de tournage pour Rocky III, en 1982.

À quelques minutes de là, dans le quartier de Fairmount, se dresse le pénitencier d’Eastern State. Ouverte en 1829 derrière ses murs d’allure de château gothique, cette prison a inventé l’isolement total comme méthode de rédemption, un modèle copié par plus de 300 établissements dans le monde.

Fermée en 1971 puis rouverte en musée, elle se visite aujourd’hui au casque audio, et la cellule reconstituée de son détenu le plus célèbre, Al Capone, en reste le clou.


Center City et la table de Philadelphie

Véritable centre névralgique de la ville, Center City rassemble commerces, restaurants et gratte-ciel, et fait un excellent point de départ pour tout explorer. On y trouve surtout le Reading Terminal Market, l’un des plus anciens marchés couverts du pays, ouvert depuis 1893, où se croisent spécialités locales, pâtisseries amish et cuisines du monde entier.

C’est ici qu’il est généralement coutume de goûter le fameux Philly Cheesesteak !

Né dans le sud de la ville dans les années 1930, le cheesesteak, fines lamelles de bœuf et fromage fondu, est devenu l’emblème culinaire de Philadelphie.

Ce serait pourtant une erreur de réduire la ville à ce seul sandwich. On y goûte aussi le roast pork sandwich, les hoagies, ces sandwichs emblématiques de la région, ou encore la water ice, un dessert glacé très populaire, le tout porté par une scène gastronomique réputée dans tout le pays.


Fishtown et South Street, le Philadelphie qui bouge

Pour sentir le pouls de la ville d’aujourd’hui, direction ses quartiers plus alternatifs. Ancien quartier ouvrier devenu l’un des plus branchés de Philadelphie, Fishtown séduit par ses cafés indépendants, ses galeries d’art et sa vie nocturne animée. Un peu plus au sud, South Street déroule son ambiance décalée, entre fresques murales, boutiques originales, restaurants et salles de concert.


Combien de temps prévoir ?

Deux journées permettent de visiter les principaux sites historiques en prenant son temps. Pour l’avoir testé, une seule journée depuis New York suffit d’ailleurs à voir une bonne partie des lieux cités plus haut.

En revanche, pour profiter des musées, explorer plusieurs quartiers, assister à un match ou creuser la gastronomie locale, un séjour de trois à quatre jours est largement recommandé.

Assister à une rencontre de baseball, de NBA ou de hockey sur glace fait d’ailleurs partie des grands moments d’un séjour américain, et vous pouvez réserver vos places à l’avance sur BookSeats, une plateforme qui vend des billets pour des événements sportifs aux États-Unis, en Angleterre et au Canada.

Philadelphie s’intègre aussi très bien dans un road trip sur la côte Est, avec New York, Washington DC et, pour ceux qui ont le temps, les chutes du Niagara.


Quand partir à Philadelphie ?

Le printemps, d’avril à juin, et l’automne, de septembre à octobre, sont les meilleures périodes. Les températures sont agréables, les parcs prennent de belles couleurs et la fréquentation reste raisonnable. L’été est souvent chaud et humide, tandis que l’hiver peut être froid, avec quelques épisodes neigeux.

À son inauguration en 1926, le pont Benjamin Franklin était le plus long pont suspendu du monde.

Comment s’y rendre et se déplacer

Depuis New York, Philadelphie se rejoint en train en une heure trente environ, et la ville dispose d’un aéroport international relié à de nombreuses destinations. Une fois sur place, le centre se parcourt facilement à pied, et le réseau SEPTA permet de rejoindre rapidement les autres quartiers comme l’aéroport.


Philadelphie, une ville à ne pas sous-estimer

Longtemps éclipsée par ses voisines plus célèbres, Philadelphie est pourtant l’une des destinations les plus riches de la côte Est. Entre histoire, culture, gastronomie, art et sport, elle offre une expérience bien différente de New York, tout en restant très accessible. Y consacrer quelques jours, c’est découvrir une facette plus authentique du pays sans renoncer aux grands incontournables.


Envie d’intégrer Philadelphie à un road trip sur la côte Est, sans y passer trois heures à démêler trains, quartiers et distances ?

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